«Pur Présent», vivre l’instant pressant

«Pur Présent», vivre l’instant pressant


Olivier Py met en scène un tryptique de tragédies sur le temps dans lequel il enfonce des portes ouvertes à coups de poncifs.

La Scierie, lieu multidisciplinaire tourné vers l’économie sociale et solidaire, est un des nouveaux spots du Festival, in et off. C’est là que le directeur Olivier Py a choisi de faire résonner sa dernière pièce, Pur Présent. C’est là que sont débités ses trois textes d’une heure : la Prison, l’Argent, le Masque. Après avoir folâtré l’an dernier dans les couloirs du pouvoir avec des Parisiens qu’on pouvait envisager comme une farce, Py acère ici sa plume. «J’ai dû inventer un style lapidaire, nécessaire, fulgurant», explique-t-il humblement dans le dossier de presse. Sa fulgurance lapidaire de trois heures s’attache à regarder le quotidien en face, prendre la mesure exacte de la situation dans laquelle nous pataugeons tous avant de mourir ; et droit dans les yeux du spectateur, sur les pas d’Eschyle qu’il a traduit, proposer au festivalier un drame à hauteur d’homme, où les dieux sont des logarithmes, les héros des décroissants et les salauds des banquiers, une tragédie du temps, oui, une tragédie sans chichi.

On ne sait pas ce qui est le plus confondant dans ces trois textes indépendants qui communiquent néanmoins et sont déjà parus chez Actes Sud. On y suit la montée d’une insurrection dans les prisons - le fond de scène représente une fresque d’émeutes sociales peinte façon Delacroix. On y entend un homme répéter vouloir «juste vivre plus dignement», ce qui relève de l’utopie sur notre planète mais peut-être pas sur une des 30 milliards de Terres découvertes dans l’espace. On y suit aussi un cours d’économie où le texte agonit les monnaies virtuelles créées sur du vide pour que les financiers assèchent les Etats et puissent blanchir de l’argent dans un monde où «les lettres sont remplacées par des chiffres».

Py explique très bien, on comprend tout, y compris lorsque le banquier parle de Dieu, dans un style viril mais transcendant. Et quand (...)

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