Trafics, chômage, violence… la jeunesse délaissée de la cité de la Grande Borne


Huit heures trente. Comme chaque matin, les sonneries d’école retentissent dans la cité de la Grande Borne, à Grigny (Essonne). Comme partout ailleurs, les élèves rigolent, se chamaillent, puis rentrent dans le rang en silence. Pourtant, l’heure défilant, de nombreux enfants et adolescents sortent dans les rues. Certains s’amusent, d’autres errent sans but précis: 40% d’entre eux seraient déscolarisés, confie une source policière au Figaro. La moitié des jeunes sortent du système scolaire sans diplôme, selon un rapport de l’Inspection générale de l’éducation nationale (IGEN).

Émile Aillaud aurait-il raté son pari? En 1967, l’architecte a pensé, dessiné, puis construit la Grande Borne afin que les plus jeunes en soient les rois. Conséquence, une topographie très spécifique dans les rues de la cité. Exit les interminables HLM, place à de petits immeubles de quatre étages, souvent disposés en arc de cercle. Le tout forme de petites places, souvent pavées. Le piéton est roi, les voitures sont rares.

Pour tenter d’aérer la Grande Borne, la mairie a engagé depuis plusieurs années une politique de rénovation urbaine. De nouveaux logements sont en construction en bordure du «triangle». Dès janvier 2018, une ligne de bus traversera le quartier pour la première fois. L’idée: «désenclaver le quartier et lui redonner de la dignité», souligne le maire communiste, Philippe Rio. Et d’ajouter: «Parce qu’avant…c’était Beyrouth».



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Publish date : 11 October 2017 2:49 pm


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