Les messages très politiques de George Romero dans ses films de zombies


Dès son premier long-métrage, « La Nuit des morts-vivants », le réalisateur choisit le genre horrifique, 2 ans seulement après la fin du code Hays, qui censurait les productions cinématographiques. Ce film est interprété comme une métaphore de la guerre du Vietnam, qui fait alors rage, et qui instaure un climat de paranoïa aux États-Unis. Autre symbole, le choix de l’acteur noir Duane Jones pour le rôle principal. Romero affirmera, lui, que ce choix ne vient que de la qualité de jeu de l’acteur. Dans la scène finale, le personnage est abattu, ce qui rappelle à certains les lynchages subis par la communauté noire.

La saga des zombies, nom donné à six films de George Romero, malgré le fait qu’ils soient indépendants les uns des autres (hormis pour les deux derniers), est tournée entre 1968 et 2010. Ce qui permet au cinéaste de retranscrire le contexte politique et social de l’époque.

Dans les années 80, il sort « Zombie » et « Le jour des morts-vivants » à deux années d’intervalle. Il y traite de l’aliénation des hommes occidentaux par la société de consommation et la Guerre Froide. Deux groupes s’affrontent, les zombies et les humains, mais il est difficile pour le spectateur de choisir son camp. Chacun des deux a des qualités et des défauts, et la position du réalisateur est alors de ne pas prendre parti.

En 2005, « Le territoire des morts » est toujours ancré dans l’actualité, et marqué par les suites du 11-Septembre. Il est considéré comme un film anti-George W. Bush et comme une critique virulente de la politique menée par les États-Unis. Les survivants, réunis dans une cité fortifiée, entament une nouvelle lutte des classes, entre les riches et puissants et les…



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Publish date : 17 July 2017 12:20 pm


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