Anciens députés et nouveaux chômeurs…


Il n’y a pas si longtemps, les députés battus pouvaient profiter d’un parachute en or massif à la suite d’une loi votée pendant le dernier mandat de Jacques Chirac, Dominique de Villepin étant Premier ministre et Jean-Louis Debré président de l’Assemblée nationale. C’est ce dernier qui avait alors fait voter dans le plus grand secret, à l’unanimité de tous les groupes politiques, UMP, PS, UDF, PCF…, à un moment minutieusement choisi, en l’absence de toute oreille extérieure, une loi honteuse constituant un véritable hold-up sur les finances publiques au profit des députés non réélus.

Qu’on en juge : ces députés touchaient pendant soixante mois, au lieu de six mois précédemment, leur indemnité mensuelle nette de 5 200 euros correspondant à un brut de 6 950 euros, soit un coût global pour la collectivité pendant cinq ans de 417 000 euros par député. De plus, pendant cette période bénie, le député battu n’était tenu à aucun engagement de recherche d’emploi pour justifier cette largesse, pas la moindre obligation vis-à-vis de l’ANPE, le Pôle emploi de l’époque, cette « indemnité chômage » étant totalement inconditionnelle.

Mais ce n’est pas tout : à l’issue de ces cinq années dorées sur tranche, et pour continuer à panser les plaies de notre député si malheureux d’avoir été battu, il lui était affecté un lot de consolation durant le reste de sa vie de 20 % de ce traitement, soit 1 400 euros par mois ! Un pur scandale initié par un président de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, devenu ensuite président du Conseil constitutionnel. Un cauchemar du modèle social français et de ses régimes spéciaux uniques au monde !

Depuis quelques années, les choses ont fini par changer et d’abord pour les (…)

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Publish date : 20 June 2017 4:35 am


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