Franz-Walter Steinmeier, la force tranquille


Tout avait été décidé à l’avance dans la meilleure tradition du consensus à l’allemande : Frank-Walter Steinmeier est depuis dimanche après-midi le nouveau président de l’Allemagne. Un collège électoral composé de parlementaires, de personnalités connues du monde du spectacle, du sport et de la politique l’a élu à une très solide majorité. Pour la première fois depuis 13 ans, c’est donc à nouveau un social-démocrate qui, le 18 mars à minuit, emménagera au château de Bellevue, le siège officiel de la présidence à Berlin.

Une candidature qui est passée comme une lettre à la poste. Il y a quelques mois, le SPD avance le nom du ministre des Affaires étrangères de la grande coalition au pouvoir à Berlin pour la haute fonction à la tête de l’État. La tradition veut que les CDU/CSU, les partis conservateurs adversaires, contre-attaquent et proposent leur propre candidat. Suivent alors des semaines de tractations dans l’ombre et un grand débat public dans les médias. Mais Angela Merkel a eu du mal à trouver la perle rare capable de barrer le chemin au très populaire Steinmeier. Elle essuie même un camouflet quand Marianne Birthler, sa favorite, décline son invitation à se présenter. Cette membre des Verts, ancienne présidente de la commission chargée de la gestion des dossiers de la Stasi, la police secrète est-allemande, met Angela Merkel dans l’embarras et force les chrétiens-démocrates à endosser eux aussi la candidature de Steinmeier. Les deux grands partis traditionnels ont donc présenté un candidat commun. Son élection n’était qu’une formalité.

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